
To read as PDF, click here
En:
For French see below.
The Amman Center for Human Rights Studies (ACHRS) joins the international community in commemorating International Youth Day. Established by the United Nations General Assembly in 1999, this day serves as an opportunity to celebrate the power, creativity, and leadership of young people around the world. However, celebrating young people means more than recognizing their potential; it means ensuring that they have the rights, opportunities and voice needed to turn that potential into change.
With a median age of 22, the Arab world is one of the youngest regions in the world. An estimated 60% of its population is under the age of 30. This generation represents a powerful force for change. Yet much of that potential remains untapped. Lack of access to higher education, high unemployment rates, and little opportunity for political participation are just some of the obstacles faced by young people in the region. This International Youth Day, ACHRS calls on Arab states to invest in young people, recognising that investing in them means investing in the region’s future.
Higher education enrollment in the Arab world stands at approximately 16 million students, representing a gross enrollment ratio of roughly 37%. Although five points lower than the global average, this figure represents an improvement compared to previous years. Indeed, demand for higher education across the Arab world is high. While a positive development, this increased demand also brings significant challenges. Limited funding and a shortage of qualified teachers mean that Arab universities have an average student-to-faculty ratio of 1:36, compared to 1:25 globally. As a result, drop out rates stand at 11.5%, outpacing the global average of 8.9%.
Youth unemployment is another pressing concern. At an estimated 26.2%, the region has the highest youth unemployment rate in the world. As a result, 85% of employed young people in the Arab world work in the informal sector. Beyond slow job creation, this reflects a fundamental mismatch between the skills young people acquire and those demanded by the private sector. Education systems have struggled to keep pace with the changing labour market, contributing to growing ‘job queues’ for public sector employment.
Contributing to the persistence of these challenges is the limited participation of young people in political processes. On average, just 16% of parliamentary seats across Arab states are held by people under 40. Youth participation more broadly remains low: only68.3% of young people vote, compared with a global average of 87.4% for middle-income nations. This points to a wider sense of disillusionment, reflected in the fact that just 10% of young people in the region participate in formal civil society groups.
On this International Youth Day, ACHRS calls on states in the region to address these issues by:
- Increasing funding for higher education;
- Reforming education systems to better meet the demands of the modern labour market;
- Promoting job creation for youth;
- Increasing the opportunities for meaningful political participation amongst youth.
Arab states have already recognised the transformative potential of youth. It is now time to turn that recognition into action.
Fr:
Déclaration de l’ACHRS à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, le 12 août
Le Centre d’Amman pour les Études sur les Droits de l’Homme (ACHRS) se joint à la communauté internationale pour célébrer la Journée Internationale de la Jeunesse. Instituée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1999, cette journée célèbre le dynamisme, la créativité et le leadership des jeunes du monde entier. Cependant, célébrer les jeunes ne se limite pas à reconnaître leur potentiel; cela implique également de leur garantir les droits, les opportunités et la liberté d’expression nécessaires pour transformer ce potentiel en changement.
Avec un âge médian de 22 ans, le monde arabe est l’une des régions les plus jeunes de la planète. On estime que 60 % de sa population a moins de 30 ans. Cette génération représente un puissant acteur du changement. Pourtant, une grande partie de ce potentiel reste inexploitée. Le manque d’accès à l’enseignement supérieur, les taux de chômage élevés et le peu de possibilités de participation politique ne sont que quelques-uns des obstacles auxquels sont confrontés les jeunes de la région. À l’occasion de cette Journée Internationale de la Jeunesse, l’ACHRS appelle les États arabes à investir dans la jeunesse, en reconnaissant qu’investir dans les jeunes, c’est investir dans le futur de la région.
Les inscriptions dans l’enseignement supérieur dans le monde arabe s’élèvent à environ 16 millions d’étudiants, ce qui représente un taux brut de scolarisation d’environ 37 %. Bien qu’inférieur de cinq points à la moyenne mondiale, ce chiffre marque une amélioration par rapport aux années précédentes. En effet, la demande en matière d’enseignement supérieur est forte dans l’ensemble du monde arabe. Bien qu’elle représente une évolution positive, cette demande accrue pose également des défis importants. À cause d’un financement limité et du manque d’enseignants qualifiés, les universités arabes affichent un ratio étudiants/enseignants de 1 pour 36 en moyenne, contre 1 pour 25 à l’échelle mondiale. En conséquence, les taux d’abandon s’élèvent à 11,5 %, contre une moyenne mondiale de 8,9 %.
Le chômage des jeunes constitue une autre préoccupation urgente. Avec un taux estimé à 26,2 %, la région affiche le taux de chômage des jeunes le plus élevé au monde. En conséquence, 85 % des jeunes employés du monde arabe travaillent dans le secteur informel. Outre la lenteur de la création d’emplois, cette situation reflète un décalage fondamental entre les compétences acquises par les jeunes et celles exigées par le secteur privé. Les systèmes éducatifs ont peiné à s’adapter à l’évolution du marché du travail, ce qui a contribué à l’allongement des « listes d’attente » pour les emplois dans le secteur public.
La faible participation des jeunes aux processus politiques contribue à la persistance de ces défis. En moyenne, seuls 16 % des sièges parlementaires dans les États arabes sont occupés par des personnes de moins de 40 ans. La participation des jeunes reste aussi faible: seuls 68,3 % des jeunes votent, contre une moyenne mondiale de 87,4 % pour les pays à revenu intermédiaire. Cela souligne un sentiment général de désillusion, qui se reflète par le fait que seuls 10 % des jeunes de la région participent à des associations de la société civile officielles.
À l’occasion de cette Journée internationale de la jeunesse, l’ACHRS appelle les États de la région à résoudre ces problèmes et:
- augmenter le financement de l’enseignement supérieur;
- réformer les systèmes éducatifs afin de mieux répondre aux exigences du marché du travail moderne;
- favoriser la création d’emplois pour les jeunes;
- multiplier les possibilités de participation politique significative pour les jeunes.
Les États arabes ont déjà reconnu le potentiel de transformation de la jeunesse. Il est temps de traduire cette reconnaissance en actions concrètes.
Amman,12/8/2026



